Les infos de Passadoc n°3 : mimosa et carnaval

Au programme : tout sur le mimosa, un concours photo pour défendre le carnaval, des monuments et personnages célèbres à deviner, André Abbe rend hommage à un grand du rugby…

Concours photo : Défends ton carnaval !

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Fin janvier, il ensoleille nos chemins, nos collines. On le croit plante occitane depuis la nuit des temps… En fait, il ne pousse sur les côtes méditerranéennes que depuis le début du XIXe, importé en France depuis l’Australie par le grand explorateur James Cook.

Appréciant le climat ensoleillé et les gelées peu fréquentes de la Côte d’Azur, l’arbuste s’adapte rapidement à son nouvel environnement et prend facilement racines dans les massifs de l’Estérel et du Tanneron.

Il en existe plus de 1200 espèces à travers le monde, aux coloris et aux formes variés. Très résistant lorsqu’il vit dans de bonnes conditions climatiques, le mimosa pousse vite (de 30 à 60 cm par an) et sa longévité est de 50 ans.
On lui prête mille vertus, mille usages… arbre rouge dont on fait des boomerangs en Australie, bois incontournable selon les textes religieux, doté de pouvoirs magiques en Egypte. Il symbolise également la magnificence, l’élégance, la tendresse et délivre un message d’amitié. Dans les songes, le mimosa est signe de sécurité. Il représente aussi l’énergie féminine, c’est pourquoi depuis 1946, il est l’emblème de la Journée de la Femme (8 mars).

Découvrez la route du mimosa, un parcours parfumé de 130 kilomètres

Qui est-il ? Petit indice : il déposa plusieurs brevets d’invention, dont l’un en 1867.

C’est Joseph Monier, jardinier et inventeur français, né le 8 novembre 1823 à Saint-Quentin-la-Poterie, dans le Gard. Il est considéré comme l’inventeur du béton armé pour lequel il a déposé plusieurs brevets, notamment un brevet sur des caisses en ciment armé de fer pour l’horticulture. (1867).

Si certains ont fait fortune avec les brevets de Joseph Monier, ce dernier va vivre la fin de sa vie dans la misère, la plupart des entreprises utilisant ses brevets ayant “oublié” de lui payer les redevances.

En juin 1902, la requête de cinq entreprises européennes est envoyée au président de la République, Émile Loubet : elle demande aux autorités publiques d’intervenir en faveur de Monier ; elle paraît dans la revue Le Ciment

En juillet, dans la même revue, on lit la lettre de remerciement de Joseph Monier : …je suis profondément touché de votre bon souvenir envers moi … . Je vous remercie de vous être souvenus de votre ancien maître, Joseph Monier, l’inventeur du ciment armé. Je me console de ma peine de n’avoir pas été oublié. 

Il terminait sa lettre en écrivant qu’il était trop heureux d’avoir pu réaliser une invention profitable à tous les peuples civilisés.

1900 : François Hennebique – ingénieur français né tout là-haut dans le Pas-de-Calais – dépose plusieurs brevets pour des systèmes constructifs en béton armé. Il va tenter de monopoliser à son seul profit le brevet d’invention du béton armé, prétextant une antériorité.

Tout cela finit devant les tribunaux :

Attendu qu’en 1878, un sieur Monier, qui avait pris le 3 novembre 1877 un brevet pour diverses applications du ciment armé (avec lequel) il composait sa poutre de deux barres de fer, l’une supérieure, l’autre inférieure, reliées ensemble par des tiges de fer … il apparaît dès lors, que le brevet de Monier constitue une véritable antériorité au brevet Hennebique dont il doit faire prononcer la nullité. 

Au second jugement, Joseph Monier était mort dans la pauvreté et le principe du béton armé était dans le domaine public.

(Source : Wikipédia).

Pont de Chazelet – Indre. Cette passerelle – construite vers 1875,  longue de 13 m et large de 4 m – est sans doute le premier pont en ciment armé. (Ingénieur-entrepreneur Joseph Monier)

Photo Wikipédia

Où se trouve cette superbe cathédrale et quel est son nom? Indice : elle est en Occitanie. 

La cathédrale Saint-Théodorit est une ancienne cathédrale catholique située à Uzès dans le département du Gard, en France. Construite à partir de 1090, elle était le siège de l’ancien diocèse d’Uzès jusqu’à la Révolution.

Son clocher, la tour Fenestrelle, est classé au titre des monuments historiques par la liste de 1862. L’ensemble de la cathédrale fait l’objet d’un classement “monument historique” depuis le 3 juillet 1963.

Uzès est l’une des plus belles petites villes du Languedoc et on y parle (on y parlait) le provençal rhodanien, précise André Abbe.

Et si André Abbe le dit…

Photo Wikipédia

Voilà un jeune homme prêt à laisser son nom dans l’Histoire ! 

Il est né dans les Pyrénées Orientales.

Joseph Joffre, officier général français de la Première Guerre mondiale, né le 12 janvier 1852 à Rivesaltes (Pyrénées-Orientales).

En 1911, après un début de carrière marquée par les expéditions coloniales (Tonkin, Soudan français et Madagascar), il est nommé chef d’État-Major général de l’Armée.

En 1914, en tant que commandant en chef des armées, il fait appliquer le principe de l’offensive à outrance qui se révèle extrêmement coûteux en vies humaines, notamment lors de la bataille des Frontières. Il est ensuite l’artisan de la victoire alliée lors de la bataille de la Marne.

Photo Le Point
Photo L’Empreinte

La question est simple : quel est ce bâtiment ?

Il se trouve sur la commune de Lanarce (Ardèche).

C’est l’auberge de Peyrebeille plus connue sous le nom L’Auberge rouge. Qui n’a jamais vu le film réalisé par Claude Autant-Lara, sorti en 1951, un chef-d’oeuvre  d’humour noir, s’inspirant de l’affaire de l’auberge de Peyrebeille ? 

Celle-là aurait été le théâtre d’une cinquantaine de meurtres, de nombreux vols et de méfaits en tout genre. Les époux Martin, tenanciers, et leur valet Jean Rochette, furent condamnés à mort et guillotinés. Toutefois, seule la mort d’un client, Jean*Antoine Enjolras, est clairement établie.

Sur cette photo extraite du film, Fernandel confesse l’aubergiste Françoise Rosay. Une poêle à châtaignes (en provençal : sartan castanheira) fait office de cloison de confessionnal !

Photo Wikipédia

Cet homme est un écrivain qui a imaginé un personnage qui a laissé un mot dans le langage courant.

Pierre Allexi* Joseph, Ferdinand Ponson du Terrail… né le 8 juillet 1829 à Montmaur dans les Hautes Alpes, mort le 20 janvier à Bordeaux.

*Alexis est ainsi orthographié sur son acte de naissance ; il s’agit d’une erreur du clerc sans doute influencé par la forme provençale Allesi.

À l’occasion de son mariage, il découvre les multiples erreurs de l’enregistrement de son nom à l’état civil. À Montmaur, il est Deponson… à Orléans, il est appelé Duponson. Il fait rectifier et signe son acte civil de mariage P. A. de Ponson et l’acte religieux A. de Ponson du Terrail.

C’est un écrivain que l’on dit “populaire”… Son style est qualifié de primesautier ! Ponson, comme on l’appelle parfois, écrit très vite, sans se relire : 200 romans et feuilletons en vingt ans.

Son succès attire les jalousies : les mauvaises langues le surnomment Tesson du Portail ou Ponton du Sérail.  On le parodie avec des pastiches du genre :

  • D’une main il leva son poignard, et de l’autre il lui dit… 
  • Quand il se releva, il était mort…
  • Elle avait les mains aussi froides que celles d’un serpent 

Certains finiront par croire que ces fautes grossières émanent réellement de sa plume ; en fait, elles sont dues à un plaisant journaliste du Figaro !

C’est rocambolesque ! dit-on d’une situation qui dépasse l’entendement.

C’est en 1857 qu’il entame la rédaction du premier roman du cycle Rocambole (cycle parfois connu sous le titre Les Drames de Paris). Grand succès populaire qui procure à Ponson du Terrail une source de revenus importante et durable. 

Plus tard… beaucoup plus tard !… Rocambole apparaît sur les écrans de cinéma français : Les Exploits de Rocambole, film muet sorti en 1914, ainsi qu’à la télévision sous forme de  feuilleton (1964).

Gravure parue dans le journal La Patrie
Photo Claude Boyer.

Voilà une bien belle chapelle pourtant abandonnée. Elle est dans les Alpes de Haute Provence… mais où ?

C‘est la chapelle Saint-Donat, sur la commune de Montfort-sur-Argens… environ trois kilomètres à vol d’oiseau à l’ouest de Montfort, sur la route qui monte de la rive droite de la Durance (à hauteur du Village des Mées), vers Mallefougasse et la montagne de Lure. (Pèlerinage à la mi-septembre, bien ancré depuis une vingtaine d’années).  

La chapelle (22 m de long) comporte un véritable transept et des collatéraux, éléments assez rares en Haute Provence. 

Photo Claude Boyer – Merci Monsieur Quiz ! 

Quant à Saint Donat, c’est un prêtre originaire d’Orléans. Il choisit de se retirer au pied de la montagne de Lure pour vivre sa vie d’anachorète.

Il va combattre les dragons, les démons et les serpents qui peuplent ce vallon… Symbolique : lutte du Bien contre le Mal. 

Photo Wikipédia

Voilà un militaire qui ploie sous les médailles bien méritées obtenues sur les champs de bataille ! Mais est-il ?

François Marcellin Certain de Canrobert, né François Certain Canrobert, le 27 juin 1809, à Saint-Céré dans le Lot. Il s’illustre dans les principales campagnes du Second Empire : Alma, Magenta, Solférino, Saint-Privat. 

Après avoir été un soutien indéfectible de Napoléon III, il devient – sous la Troisième République – l’une des figures du parti bonapartiste. De 1876 à 1894, il siège au Sénat dans le groupe parlementaire L’Appel au peuple. 

Maréchal de camp en 1850, il est élevé à la dignité de maréchal de France, le 18 mars 1856.

Durant la guerre de Crimée, le général, toujours optimiste dans ses dépêches, terminait par : Tout va bien, signé Canrobert. Cette expression est restée dans la langue française pour désigner le fait de dissimuler ou minimiser une situation grave.

Pour la petite histoire : il fut l’un des nombreux amants de la célèbre comédienne Sarah Bernhardt.

Photo Wikipédia

ADIEU JEAN-PIERRE BASTIAT

André Abbe rend hommage à un grand du rugby…

POUR  UNE  CORSE  À  SA  PLACE ET UNE  AFRIQUE  À  SA  TAILLE

Photo André Abbe

La plupart du temps, sur les cartes du monde, la taille de l’Afrique est faussée, bien trop petite par rapport à celle de l’Europe entre autres.

MONTPELLIER HIER ET AUJOURD’HUI, 

IL FAUT QU’UN MUSÉE SOIT OUVERT OU FERMÉ, MAIS JE LE PRÉFÈRE OUVERT

Photo André Abbe

J’espère que lorsque le musée Fabre ouvrira à nouveau ses portes je tiendrai encore droit (comme on dit ici) pour m’y rendre.

À   la  semaine  prochaine !

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