Les Provençaux à l’image, en 1993 à Marseille

de G à D: Guy Martin, André Gabriel, Pierre Fabre,Guy Bonneet

Grâce au couvre- feu, confinement qui ne dit pas son nom, je prends le temps de fouiller dans mes archives photo, un peu en désordre, et j’y retrouve de beaux souvenirs. C’était en 1993, à l’occasion d’une petite fête organisée dans les studios de France 3 (c’était peut- être encore FR3) Marseille pour les 10 ans de l’émission Vaqui.

Par ordre alphabétique, debout à droite, Guy Bonnet d’ Avignon qui fait une belle et longue carrière en chantant en provençal mais aussi en français. Il a publié 14 disques, dont “Moun Miejour” qui connut un grand succès, il a participé à deux Concours Eurovision de la Chanson, classé en bonne place… il a aussi écrit pour d’autres chanteurs.

Debout à gauche, André Gabriel du Rove est une figure à part de la musique provençale. Professeur au Conservatoire de Marseille et virtuose du galoubet- tambourin, il aborde de nombreux répertoires. Une nuit d’insomnie, une de plus, j’allume ma télé au hasard et je “tombe” sur mon ami André, en scène jouant du galoubet- tambourin dans “les Indes galantes” de Jean- Philippe Rameau (18e siècle). William Christie dirigeait “les Arts Florissants”. Il m’avait expliqué plus tard qu’il avait fait une longue tournée dans le monde, passant par le Japon. J’ajoute que dans cet opéra on trouve des marins provençaux qui emportaient leur tambourin sur leur bateau à l’époque; la présence d’André Gabriel était tout à fait justifiée.

Ajoutons qu’André possède une extraordinaire collection d’instruments du Monde. A l’occasion d’un tournage pour Vaqui chez lui j’avais joué faux du cor, ou pour être juste, sonné de la trompe.

Assis à droite, Pierre Fabre, ancien Capoulié du Félibrige qui a fait, entre autres, un travail original sur les traductions des oeuvres de Frédéric Mistral dans de nombreuses langues. Il m’épate car il parle avec un égal bonheur le provençal maritime et le provençal rhodanien (je serais incapable de dire une phrase correcte en rhodanien).

Enfin Guy Martin, à gauche, qui nous a quittés il y a douze ans, géographe et linguiste, homme d’une immense culture, dont “la Grammaire provençale” écrite avec Bernard Moulin est l’outil indispensable pour ceux qui étudient la langue. Chacun de mes passages chez lui et son épouse à Vachères (Alpes de Haute Provence) a été un moment privilégié. A ces occasions j’ai fait des enregistrements en vidéo et en provençal de Guy concernant le passé, le présent et l’avenir de la langue d’Oc.

André Abbe.

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